“If you aspire to be a great leader, be present"

“If you aspire to be a great leader, be present"

La lecture de l'article de Frédérique Jeske sur son Blog Ambitieuse pour l'entreprise m’a donné envie d’écrire le billet suivant en résonnance avec ma propre pratique et la récente lecture d’un livre édité chez Harvard Business  Review  « The mind of the leader » de Rasmus Hougaard and Jacqueline Carter.

En synthèse très courte, en voici quelques sous titres inspirants “If you aspire to be a great leader, be present, be here now, plan for presence, do less – be more, embodied presence in you three levels of leadership : yourself, your people, your organization”.

Pour Développer sa capacité de présence à l’autre, à l’environnement, il est à nouveau rappelé que cela commence par développer sa présence à soi.  Parmi les nombreuses approches qui existent, je me suis formé à trois d’entre elles : la sophrologie (préventive et curative), les TOP – Techniques d’Optimisation du Potentiel (préventives et à visée opérationnelle) et la méditation de pleine conscience. Cela m’a conduit à les positionner les unes par rapport aux autres, ce qui fera l’objet d’un prochain article.

Je vis la méditation de pleine conscience comme un traitement de fond de la sur-stimulation ; une opportunité au cerveau de (re) prendre la liberté face au mode « automatique » stimulus – réaction. Elle permet de sortir d’un multi tâche envahissant pour passer – avec plus ou moins de facilité en fonction des jours - en version mono tâche volontaire : être présent – observer ce qui se passe ici et maintenant.

Choisir de ne « Faire Rien » d’autre que s’entrainer à rester dans le présent, c’est être là où tout se joue réellement, sans se laisser rattraper par des ruminations du passé (j’aurais dû, il aurait fallu…) ou inquiéter par trop de projections, génératrices possibles d’incertitudes inquiétantes (Et demain ? je vois tel ou tel risque, je ne sais pas si…).

Les neurosciences au travers de leurs nombreuses études démontrent que ces moments d’entrainement individuel diminuent le stress, limitent les périodes d’insomnies et augmentent les capacités à gérer ses éventuelles phases d’anxiété d’anticipation. Pour les curieux comme moi, un bon moyen de pratiquer régulièrement la méditation de pleine conscience est de tester ce qui se passe en fonction de ses propres biorythmes et chrono types : suis-je du matin ou du soir ? A quel moment de la journée suis je le plus enclin à me (re) poser ?

Cet entrainement vers une vie plus en pleine conscience – laisse de la place aux deux autres « cerveaux » pour s’exprimer et permet ainsi d’agir aux trois niveaux suivants :

  • La Tête : laisser poser, nettoyer sa mémoire de travail pour une prochaine prise de décision clarifiée, sortir du pire du prie, « apprendre à désamorcer les bombes qui pleuvent sur notre esprit et laisser s’évaporer ces scénarios auxquels nous croyons dur comme fer » dixit Alexandre Jolien dans cette mine d’or qu’est le livre « 3 amis en quête de sagesse »
  • Le Cœur : vivre et accueillir ses émotions pour ce qu’elles sont, « les accepter sans confondre avec s’y résigner, se donner les moyens de s’adapter » cf. Matthieu Ricard dans le même livre ci-dessus.
  • Le Corps : écouter ce qu’il a dire lors de son « Scan rituel », ne consommer que la juste énergie nécessaire à la posture « comme une montagne majestueuse » chère à Chade - Meng Tan et son approche Search Inside Yourself.

A mon sens, l’un des piliers nécessaires à la Performance durable du Décideur !

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